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Modèles de design comportemental

Créez des produits qui instaurent des habitudes durables. Fondé sur les sciences comportementales, le modèle de design comportemental vous aide à cartographier les déclencheurs, la capacité et la motivation pour garantir que vos utilisateurs effectuent les actions qui mènent au succès.

3 modèles

Qu’est-ce qu’un modèle de conception comportementale ?

Un modèle de conception comportementale est une carte cognitive utilisée pour concevoir des produits qui s’alignent sur le fonctionnement réel du cerveau humain. Il permet au concepteur de passer de "espérer" qu’un clic survienne à "concevoir" ce clic. Basés sur des modèles comme BJ Fogg ou Nir Eyal, ces modèles identifient l’intersection exacte entre Motivation, Capacité et Déclencheur nécessaire pour déclencher et maintenir un comportement spécifique.

L’audit « Influence éthique » : 3 façons de concevoir pour l’action

Le design comportemental consiste à supprimer les frictions, pas à "tromper" l’utilisateur. Avant de finaliser votre tableau sur Miro ou Figma, appliquez ces trois vérifications d’experts :

1. L’audit « Motivation vs. Capacité »

L’audit : Essayez-vous d’augmenter « Motivation » (par ex., en affichant de grandes bannières « Acheter maintenant ») alors que le vrai problème est « Capacité » (par ex., le formulaire est trop difficile à remplir) ? La solution : Contrôlez la simplification. D’après le modèle de Fogg, si un comportement est difficile, aucune motivation n’y suffira. Un modèle professionnel privilégie la réduction des étapes. Si vous voulez qu’un utilisateur adopte une habitude, faites en sorte que la première étape soit si facile qu’il ne puisse pas dire non.

2. Le test « Récompense variable »

L’audit : La boucle de retours de votre produit est-elle prévisible et ennuyeuse ? La solution : Évaluez les boucles de dopamine. Utilisez le modèle Hook dans votre modèle. Pour inciter les utilisateurs à revenir, la « Récompense » d’une action (par exemple consulter une notification) doit être variable. Elle ne doit pas être la même à chaque fois. Cela crée des « envies » et transforme une action ponctuelle en habitude durable.

3. Garde-fou contre les "Dark Patterns"

L’audit : Utilisez-vous la "rareté" ou la "peur" pour forcer une décision que l’utilisateur pourrait regretter par la suite ? La solution : Auditez l’intention de l’utilisateur. Un modèle de design comportemental de haut niveau inclut un contrôle éthique. Posez-vous la question : "Ce comportement profite-t-il à l’utilisateur, ou seulement à l’entreprise ?" Concevoir pour la confiance à long terme est plus rentable que concevoir pour une conversion à court terme via un "Dark Pattern".

Cadres stratégiques : de quel modèle de comportement avez-vous besoin ?

Sélectionnez le cadre qui correspond à la "Phase" du parcours de votre utilisateur :

  • Le modèle de comportement de Fogg (B=MAP) :

    • Idéal pour : Analyser pourquoi une action spécifique (comme l’inscription) échoue.

    • L’objectif : S’assurer que l’utilisateur dispose de la motivation, de la capacité et d’un déclencheur clair au même moment.

  • Le Hook Canvas (Nir Eyal) :

    • Idéal pour : La rétention et l’« accroche » du produit.

    • L’objectif : Cartographier le cycle Déclencheur → Action → Récompense variable → Investissement.

  • Le modèle « Tiny Habits » de BJ Fogg :

    • Idéal pour : les applications d’onboarding et d’apprentissage.

    • Le format :« Après [habitude d’ancrage existante], je ferai [nouveau petit comportement]. » * Le cadre EAST (Easy, Attractive, Social, Timely) :

    • Idéal pour : les politiques publiques ou la conception de services stratégiques.

    • L’objectif : Faire d’un comportement souhaité le « chemin de la moindre résistance ».

Composants clés d’un modèle de design comportemental

Un tableau de design comportemental performant nécessite ces cinq éléments essentiels :

  • Le comportement ciblé : Une action précise et mesurable (p. ex. "Charger 1 photo", pas "Être actif").

  • Déclencheurs internes : L’état émotionnel de l’utilisateur juste avant l’action (p. ex. Ennui, Solitude, Peur).

  • Déclencheurs externes : La notification, l’e-mail ou le bouton qui incite à l’action.

  • Audit des frictions : Une liste de tous les obstacles cognitifs ou physiques (p. ex. "Trop de champs", "Nécessite un mot de passe").

  • Phase d’investissement : Ce que l’utilisateur "met dans" le produit pour rendre son départ plus difficile (p. ex. Données, Réputation, Compétences).